Axes de recherche

L’œuvre américaniste de Brasseur de Bourbourg (1814-1874)
L’œuvre américaniste brasseurienne, qui constitua en son temps une véritable révolution épistémologique pour le champ des « études américaines », est une mine de renseignements sur les réseaux et les enjeux scientifiques et politiques des études américanistes au milieu du XIXe siècle.
L’américanisme scientifique français au XIXe siècle et au XXe siècle
La lente émergence et la difficile institutionnalisation en France d’une discipline scientifique exclusivement dédiée à l’étude des populations amérindiennes sont des questions qui n’ont été que récemment esquissées. La France ayant joué un rôle moteur dans l’internationalisation de la discipline à la fin du XIXe siècle, ces questions méritent d’être approfondies.
L’américanisme scientifique international au XIXe siècle et au XXe siècle
La construction d’une communauté internationale américaniste au XIXe siècle est une thématique qui suscite actuellement un certain intérêt. Compte tenu de l’ampleur de la question, chaque étude de cas est bienvenue. Pour ma part, je m’intéresse particulièrement aux cas centraméricains, mexicain, nord-américain, espagnol et anglais.
La Commission scientifique du Mexique (1864-1867)
En tant qu’historienne, j’ai participé de manière très active à l’inventaire du fonds de la Commission scientifique du Mexique (1864-1867), conservé aux Archives nationales à Paris, en 2009, comme à l’édition critique d’une petite partie de son contenu en 2011, celle de la correspondance de son délégué, le colonel Doutrelaine (voir la rubrique « Publications » pour les deux). Néanmoins, cette commission est encore loin d’avoir livré tous ses secrets.

L’émergence des sciences de l’homme au XIXe siècle
Siège de la première Société de géographie créée sur le continent américain en 1833, Mexico a une importance majeure dans l’émergence d’un américanisme scientifique au milieu du XIXe siècle. Bon nombre d’américanistes célèbres (Aubin, Baradère, Brasseur de Bourbourg, Humboldt, etc.) devinrent en effet véritablement « américanistes » après avoir séjourné au Mexique, au contact de la culture et des érudits locaux. La connaissance de la sphère scientifique mexicaine nous semble donc incontournable pour mieux comprendre la genèse de la discipline américaniste, et au-delà de ce cas la genèse des sciences de l’homme en général.

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